Home › Forum › Bien Entendu - itinéraire d'un audiophile › Elna Cerafine ou Silmic II: 1000 heures ou...

Forum

Veuillez vous identifier avant de répondre ou pour vous abonner à cette discussion

Sujet: Elna Cerafine ou Silmic II: 1000 heures ou plus ?

Auteur Message

vac230

221 messages

Habitué
Habitué

Read post 24-08-2010 22:51

Bonjour à tous, Bonjour Francis

En regardant les feuilles de spécifications (un s ou pas de s ?) des condensateurs Elna Cerafine et Silmic II j’ai remarqué qu’il y a un seul nombre horaire mentionné, le temps de test (test time) à 85°C : 1000h. Cela me paraît très peu,. alors qu’on trouve aussi 2000h, 3000h ou 5000h, pour cette même température, pour d’autres condensateurs, ce qui me semble plus raisonnable (enfin, façon de parler…). J’envisage de mettre de tels condensateurs dans l’alimentation de mon JLH ou d'autres montages, et je ne me vois pas les changer régulièrement. En consultant les sites ou forums consacrés à l’audio, il me semble qu'il n'y a pas grand monde qui semble se soucier de ce faible nombre pour les Elna. La seule chose que je comprends actuellement, c’est que la durée de fonctionnement est prolongée si la température descends en dessous de la température de test, soit habituellement 85°C ou 105°C. Qu’en penser ?

A+

Nicola

francis ibre

7911 messages

Expert
Expert

Read post 25-08-2010 10:17

Bonjour Nicola,

le test dont tu parles est effectué sous courant nominal, et à la fin de ce test de 1000 h, les caractéristiques ne devraient pas avoir changé au delà de :

- +/-20% de la capacité nominale
- angle de pertes passé à 150% du nominal

C'est donc un test très sévère !
Lorsqu'un fabricant indique une durée de 5000 h pour ses condos, au bout de cette durée l'impédance du condo a généralement triplé !!!!


D'autre part, ces condos sont prévus pour fournir des courants moduloés audio, et non pour supporter le courant pulsé issu des redresseurs.
En clair : ne pas les utiliser en tête de filtre, où ils ne tiendront pas longtemps et n'apporteront à mon avis pas grand-chose.

Ils doivent être utilisés en réservoir, pour chaque étage, en sortie du filtrage en Pi de l'alim, donc là où il n'y a pas de courant pulsé mais seulement le courant modulé audio.
Dans ces conditions, un condensateur électrolytique (Elna ou pas) présente une durée de vie d'au moins 20 fois la valeur obtenue en test

C'est seulement le courant pulsé qui les fait vieillir, c'est pourquoi je conseille des condos longue durée (LL) en tête de filtre.
En revanche, en sortie de filtre, il faut mettre des TFRS ou des versions audio, comme ces excellents Elna Silmic.

A+
Francis

PhilippeS

45 messages

De passage
De passage

Read post 25-08-2010 10:31

Bonjour Nicola et Francis,

si je ne me trompe, la température est aussi déterminante, dans cet exemple à 40 degrés on peux multiplier à la louche les 20000 heures de Francis par 1.5 = 30000 heures.
On ne tient pas plus de quelques secondes les doigts sur une surface à 40 degrés.
Ci-dessous, exemple de calcul pour des condo à 85 degrés 2500 heures (voir Quick reference data)

http://www.vishay.com/docs/28325/021asm.pdf

vac230

221 messages

Habitué
Habitué

Read post 25-08-2010 13:47

Merci à tous deux pour vos informations, cela est plus clair.

J’ai regardé le schéma de l’alimentation de mon JLH. Les condos de sortie de filtre sont-ils C9 et C10 (sortie +55V), C1 et C2 (+50V et –50V) ?

Autre chose. J’y ai mis le temps… mais je viens de comprendre pourquoi je devais tirer des fils en montant l’alimentation en direction des sorties HP (les sorties sont montées sur le bloc d’alimentation). Il s’agit du circuit de protection qui coupe les HP en cas de DC. C’est fou : j’avais l’information sous le nez, mais je ne la voyais pas !

Quel est le rôle de C3 et C4 ?

A+

Nicola

AttachmentJLH 80 PSU.pdf


Modifié par vac230 le 25-08-2010 13:58

francis ibre

7911 messages

Expert
Expert

Read post 26-08-2010 21:57

Bonsoir,

C9-C10-C1-C2 = voui !

C3-C4 : découplage de la référence de tension (zener de 10V) parce qu'une zener est bruyante...

A+
Francis

vac230

221 messages

Habitué
Habitué

Read post 26-08-2010 22:06

Salut Francis,

Donc, C3 et C4 sont très important aussi pour ce qui est de la qualité, non ?

A+

Nicola

francis ibre

7911 messages

Expert
Expert

Read post 27-08-2010 18:13

Nicola,

les condos C1-2-9-10 vont forunir des courants modulés : ils doivent être de la plus haute qualité possible, afin de ne pas apporter de dégradation audible sur le signal.

C3 et C4 en revanche ne débitent aucun courant : ils ne servent qu'à filtrer le bruit de zener, jusqu'aux plus basses fréquences possibles.
On voit souvent de découplages de zener de 0,1 µF : c'est inutile en audiofréquences...
Ce sont parfois 1000 µF qui sont utiles pour rendre une alim silencieuse, selon la zener employée, le gain du régulateur etc...
Ici, il y a 220 µF mais rien ne t'interdit de mettre plus, avec une technologie de condo faible impédance, genre Co136.

A+
Francis

vac230

221 messages

Habitué
Habitué

Read post 28-08-2010 23:57

OK. Dans ce cas, je vais doubler leur valeur.

Je ferai cette modification une fois les autres condensateurs changés et après avoir écouté le résultat.

Pour les autres condensateurs, j'essaierai aussi volontiers les Cerafine, car certains trouvent les Silmic II trop doux, pas naturels, à ce que j'ai compris.

A bientôt,

Nicola

Modifié par vac230 le 28-08-2010 23:59

Modifié par vac230 le 02-09-2010 15:35

vac230

221 messages

Habitué
Habitué

Read post 06-09-2010 22:59

Salut Francis,

Peux-tu me dire plus exactement ce que signifie une alimentation bruyante ? Est-ce qu'une alimentation silencieuse peut l'être au détriment d'un autre paramètre ?

Pour les condensateurs de l'alimentation se trouvant sur le signal, qu'est-ce qui empêche de mettre une valeur plus élevée ?

A+

Nicola

francis ibre

7911 messages

Expert
Expert

Read post 07-09-2010 16:14

Bonjour Nicola,

un circuit d'alimentation est capable de générer du bruit de diverses manières :

- son transformateur rayonne un champ magnétique, non sinusoidal, mais de spectre parfois riche, d'autant plus que le courant redressé est pointu (pulsé)

- les diodes et fils conducteurs rayonnent aussi.

- les diodes créent en plus des parasites HF lorsqu'elles commutent

- tous ces **parasites** sont propagés par rayonnement, et ils induisent dans les circuits environnants des tensions de bruit, qu'on peut mesurer.

- tension de bruit en sortie de l'alim: celle-ci est facile à diminuer, et un simple régulateur est très peu bruyant de ce point de vue, malheureusement c'est souvent le plus faible de tous les parasites !
Ce bruit est propagé par conduction sur la ligne d'alimentation.

- bruit dynamique en sortie : lorsqu'on demande à l'alim de fournir un courant modulé, l'alim peut ajouter des composantes, harmonique ou non, au signal !
Elle peut même parfois osciller et ajouter une HF superposée au signal, amortie ou non...

- Il arrive qu'un circuit soit **bruité** à cause de son alimentation, pour laquelle on mesure pourtant une tension de bruit de sortie faible...
C'est que le bruit total n'est pas **conduit** sur la ligne d'alim, mais **rayonné** par l'alim et capté par les fils et les composants environnants.


Lorsqu'un circuit est bruité, rien ne sert de gonfler les condos de découplage...

Lorsqu'une alim est bien dimensionnée, son transfo ne rayonne pas, et avec des composants bien choisis (diodes) et bien câblés (paire torsadée) ainsi qu'une masse bien pensée, cette alim est forcément silencieuse !

Mais pas nécessairement performante sur le plan du rendu sonore : pour cela elle doit être capable de fournir les courants modulés que le circuit lui demande.
Ces courants sont modulés sur une plage dynamique très importante, d'au moins 60 dB, et sur une plage de fréquence de dix octaves !

Autrement dit l'alim devrait pouvoir cracher 1A à 100Hz et en même temps 1mA à 10 kHz, ceci sans que la forme d'onde du courant à 10 kHz ne soit perturbée...

Pour y arriver, notre alim doit présenter une impédance de sortie la plus constante possible sur la plage de fréquence attendue.
J'ai bien écrit constante, et non **basse**.
Si notre alim fait 2 ohms, parfaitement constant du continu à 100kHz, elle fonctionnera très bien !

Si au contraire elle donne 0,01 ohm entre 100 Hz et 2 kHz, mais que son impédance remonte en dehors de cette bande, le circuit sonnera comme un vilain poste de radio à piles...
C'est pour cette raison qu'en sortie d'alim on doit placer de très gros condensateurs chimiques à faible impédance.

Pour résumer :

- il ne suffit pas d'un excellent régulateur de tension pour qu'une alim soit silencieuse

- il ne suffit pas que l'alim soit silencieuse pour qu'elle soit efficace en audio

Cordialement
Francis

vac230

221 messages

Habitué
Habitué

Read post 07-09-2010 21:14

Merci, Francis, pour ces explications vraiment détaillées!

francis ibreIl arrive qu'un circuit soit **bruité** à cause de son alimentation, pour laquelle on mesure pourtant une tension de bruit de sortie faible...
C'est que le bruit total n'est pas **conduit** sur la ligne d'alim, mais **rayonné** par l'alim et capté par les fils et les composants environnants.


Quelles sont les précautions à prendre pour éviter ce phénomène ? Dans mon ampli, l'alimentation n'est qu'à quelques centimètres des deux cartes d'amplification. Dois-je mettre une plaque de blindage entre ? Quelle distance minimale doit-on respecter en général ?

A+

Nicola

Modifié par vac230 le 07-09-2010 21:20

francis ibre

7911 messages

Expert
Expert

Read post 08-09-2010 10:14

Bonjour Nicola,

le champ parasite rayonné par un transfo ou par les conducteurs qui véhiculent des courants pulsés, est un champ à basse impédance (prédominance magnétique).

Il est impossible de s'en protéger par un blindage placé à proximité de la source de champ : le blindage va saturer s'il est ferromagnétique, à moins d'être très épais...
Et il ne fera que réfléchir légèrement le champ s'il n'est pas ferromagnétique (cuivre).

Donc il vaut mieux éviter de créer ce champ...
Pour cela il faut d'abord dimensionner transfo et condos de tête de manière à garantir des pointes de courant n'amenant pas le noyau à saturation !
C'est LE point essentiel. Pour vérifier cela, iol suffit d'installer une résistance de 0,1 à 0,5 ohm en série avec le primaire du transfo, et de visualiser à l'oscilloscope la forme d'onde du courant primaire.
Attention : surprises de taille...

Il m'est arrivé de voir des pics de courants valant 10 fois l'intensité efficace, avec des durées de conduction de moins de 10% de la période !

Un noyau de transfo qui sature, c'est une partie du flux qui passe dans l'air autour du transfo, et induit du courant dans toute boucle conductrice.

Deuxième point : le câblage.
Tous les conducteurs passant ces courants pulsés doivent être torsadés, fil aller et fil retour ensemble.
Donc pas de retour par le châssis ou par un plan de masse !
Pas non plus de fil retour commun à plusieurs circuits, ou plusieurs secondaires.
Ces paires torsadées doivent être plaquées contre le châssis métallique.

Point de masse : le pied des condensateurs de tête de filtre constitue un point de masse, dans lequel passe des courants pulsés, il ne faut donc pas que ce point de masse serve de référence de potentiel pour les circuits amplificateurs.
Le principe de la masse en étoile est donc une erreur en audio : il doit y avoir une LIGNE de masse, partant de la prise d'entrée et aboutissant au pied des condos.
Cette ligne portera plusieurs points de masse, locaux, un pour chaque étage, point qui servira à refermer localement les courants... locaux, sans passer par le point de masse **bruyant**.

Autrement dit, tous les courants non continus circuleront dans des boucles de la surface la plus faible possible (paire torsadée) ce qui garantira qu'ils ne rayonneront pas, et ne capteront pas non plus !

Bref : il faut penser **courant** et non tension.

Cordialement
Francis

vac230

221 messages

Habitué
Habitué

Read post 08-09-2010 14:47

J’essaie de visualiser ton explication, en faisant le lien avec les explications données ailleurs sur ce forum (d’ailleurs en général sur les amplificateurs à tubes, mais je comprends que le principe est le même). Pour te dire la vérité, je n’avais alors pas tout compris (ce n’est pas faute d’y avoir passé du temps!), mais en tout cas cela me fait très plaisir de retravailler cette matière, et surtout je commence à y voir plus clair avec mon exemple pratique.

Sur mon alimentation, qui est montée sur circuit imprimé, il y a bien un centre d’étoile, à proximité des condensateurs de tête. Ce point est appelé EARTH1, 2 et 3 et est utilisé comme point de référence pour les différentes masses. Aïe ! Je me demande si un des mes problèmes de bruit ne vient pas de là. Je constate quand même que le concepteur s’est donné de la peine pour créer ce matériel. Serait-il possible que le fournisseur des pièces de l’amplificateur (et donc du circuit imprimé de l’alimentation) a voulu éviter des problèmes de montage aux amateurs que nous sommes ou à cause du risque de créer des court-circuits ? Difficile de dire, car le concepteur n’est plus des nôtres, hélas !

Tes explications me font poser les questions suivantes :

1. Tu entends par ‘courants pulsés’ la ligne qui part de l’entrée secteur, englobant le transformateur et qui va jusqu’aux condensateurs de tête ? Donc, je dois aussi torsader et plaquer la partie située entre l’entrée secteur et le primaire du transformateur ?

2. Quand tu dis ligne de masse, c’est bien une ligne qui, à un bout est connectée à la masse d’une des deux prises d’entrée RCA de l’amplificateur, et qui est connectée au point masse des condensateurs de tête ? Dans ce cas, il n’y a pas de propagation du bruit des pulsations dans la ligne de masse ?

3. Est-ce que la masse des deux fiches d’entrée RCA doivent être reliées entre elles ?

4. Pour trouver les points de connexion masse des circuits alimentés sur la ligne de masse, dois-je procéder par tâtonnement ou dois-je faire toujours au plus court ?

5. La ligne de masse doit-elle être *éloignée* du fond du châssis ?

6. Est-ce que la ligne doit être en fil rigide ou peut-elle être en fil à torons ?

7. Quel sera le diamètre de cette ligne de masse ?

8. Est-ce qu'une longueur excessive de la ligne de masse doit être évitée ?


A bientôt,

Nicola

vac230

221 messages

Habitué
Habitué

Read post 10-09-2010 19:45

Bonsoir à tous, bonsoir Francis

J'essaie de mieux comprendre, mais là j'avoue que je sèche!

Ce que je vois actuellement, c'est que la terre (cordon verre-jaune) est reliée directement au point central zéro pour les cartes d'amplification (points E1, E2, et E3 sur mon schéma, le même point de fait), à côté des condensateurs de tête, et qui est relié au châssis.

Comment séparer le zéro central (la masse) de la terre sur mon ampli, puisque c'est générateur de bruit à cause des courants pulsés ?

Merci d'avance!

Nicola

francis ibre

7911 messages

Expert
Expert

Read post 11-09-2010 18:49

Bonsoir Nicola,

vac230 ... je dois aussi torsader et plaquer la partie située entre l’entrée secteur et le primaire du transformateur ?


Oui.

Quand tu dis ligne de masse, c’est bien une ligne qui, à un bout est connectée à la masse d’une des deux prises d’entrée RCA de l’amplificateur, et qui est connectée au point masse des condensateurs de tête ? Dans ce cas, il n’y a pas de propagation du bruit des pulsations dans la ligne de masse ?


Pourquoi voudrais-tu que ces courants circulent (dans la ligne de masse) jusqu'aux prises d'entrées ?
Où iraient-ils ensuite d'après toi ?
Ils reviendraient de là où ils sont partis : le secondaire du transfo !
Mais tu sais bien qu'un courant se referme par le plus court chemin possible !!!
Ils vont donc passer par le point de masse situé au pied des condos de filtrage, et vont retourner au transfo en cirulant seulement dans le bout de ligne de masse compris entre condo et transfo, et nulle part ailleurs !


Est-ce que la masse des deux fiches d’entrée RCA doivent être reliées entre elles ?


Non.

Ligne de masse au plus court, sans contact avec le châssis, en fil de gros diamètre.

Cordialement
Francis

chatoyant

84 messages

Visiteur occasionnel
Visiteur occasionnel

Read post 26-12-2011 20:53

bonsoir Francis,

j'ai une petite question de débutant...

j'éprouve de grosse difficulté à souder des composant sur un gros fil de 2mm prévu pour la masse avec mon fer à souder de 26W jbc avec une petite panne de 1.5mm ronde..

mon fer est suffisamment puissant pour ce genre d'opération ?

sinon il me faut un fer de combien de watt ?


merci d'avance de ta réponse


cordialement

a.march

27 messages

De passage
De passage

Read post 27-12-2011 11:04

Bonjour,

Ça doit être un peu juste 26w pour faire de grosses soudures. Pour ma part j’utilise un fer jbc thermostaté (ce n'est pas une station), qui va d’une vingtaine de w à 45 w, avec un jeu de différentes pannes (très fines à larges).

Avec 45 w et une panne plate et large cela va parfaitement pour des grosses soudures même à fort pourcentage d’argent.

Cordialement.

Alain

Modifié par a.march le 27-12-2011 11:06

chatoyant

84 messages

Visiteur occasionnel
Visiteur occasionnel

Read post 27-12-2011 13:24

ok merci pour ces bonne info.

chatoyant

84 messages

Visiteur occasionnel
Visiteur occasionnel

Read post 29-12-2011 19:45

bonsoir,


j'ai vu sur un autre forum tubiste, que certain conseil des fer de 200WATT ! pour souder des composants sur une ligne de masse !

j’aimerais des confirmations de la part des habitués des montages à tubes, afin de m'aider à bien l’équipé, finalement doit je prendre un fer de 40w , 60w voir 80w ou plus ?


merci d'avance

cordialement

Doremifat

3 messages

De passage
De passage

Read post 30-12-2011 22:43

Bonjour
Pour ma part je travaille souvent avec un vieux fer de marque ENGEL et de puissance 100W. Pas de problème pour chauffer un conducteur de 4mm².
Il faut un peu d'habitude pour chauffer d'abord les grosses masses métalliques et chauffer le moins possible les composants fragiles.
Avec un peu d'habitude on va trés vite, le seul problème c'est la taille de la panne qui n'est pas compatible avec les CMS.

Doremifat

3 messages

De passage
De passage

Read post 31-12-2011 01:26

Bonjour Francis
Je suis un peu surpris par ce commentaire:

"Donc il vaut mieux éviter de créer ce champ...
Pour cela il faut d'abord dimensionner transfo et condos de tête de manière à garantir des pointes de courant n'amenant pas le noyau à saturation ! "


En effet dans un transfo ce n'est pas le courant qui crée le champ et la saturation du noyau mais la tension. Les saturations constatées à l'enclenchement sont dues:
- à l'instant d'enclenchement en fonction de la charge,
- à la présence posible d'un champ rémanent qui dépend lui même de la tension aux bornes du transfo lors de la coupure précédente.
C'est la somme de ces deux phénomènes qui peut ammèner le noyau à la saturation et provoquer les pics de courant (aléatoires) observés.
Aprés quelques secondes généralement cette saturation disparait.

En insérant une résistance dans le circuit au primaire que l'on court circuite au bout de quelques secondes avec un relais temporisé, comme cela se rencontre parfois, on va bien sûr minimiser ces phénoménes .
On pourrait aussi utiliser un transfo dimensionné pour une tension supérieure (mais de même rapport de transformation) pour réduire le champ à moins d'un Tesla au lieu des 1.4 à 1.8 T environ généralement utilisés dans les transfo courants. Cela permetrait de réduire les fuites en fonctionnement normal mais aussi de retarder l'apparition des saturations du noyau à la mise sous tension au détriment de la taille du transfo et de son prix. Il ya des constructeurs qui font ça mais à ma connaissance sur des petites electroniques seulement et pas sur des amplis de puissance.

guy2

876 messages

Pilier de forum
Pilier de forum

Read post 31-12-2011 11:31

Bonjour Doremifa

Francis ne semblant pas trop disponible en ce moment je me permets de répondre.

Il me semble que les pointes de courants dont parle Francis ne sont pas les pointes au démarrage, qui peuvent effectivement être atténuées selon ta méthode.
(La solution avec thermistance (CTN) donne aussi de bons résultats).

Francis parlait des pointes de courant pulsé à 100Hz (en régime établi), liées au redressement filtrage.
L'amplitude et la largeur de ces pointes de courant dépendent de la charge et de la capa de tête derrière les diodes de redressement.

Ce sont ces courants pulsés qui peuvent être générateurs de perturbations sur les circuits alentours et les cables et pour lesquel il préconisait ses conseils.

cordialement
Guy

Veuillez vous identifier avant de répondre ou pour vous abonner à cette discussion

Elektor 6/2012 en kiosque

Elektor-Hebdo gratuit !

Mon adresse électronique :

Unités de crédit Elektor

Nos blogs-ateliers