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Sujet: Haut rendement et niveau d'écoute

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GG14

396 messages

Habitué
Habitué

Read post 11-05-2010 10:25

Bonjour,

Le haut rendement est merveilleux car il permet d'atteindre une forme de réalisme en écoutant à des niveaux élevés (Qu'est ce qu'un niveau élevé???) avec une faible distorsion.
Ces grandes qualités entraînent à enchainer les cd les uns après les autres et il faut se contraindre à arrêter.
Si le cerveau est content, l'oreille l'est moins.D'après vous quel est le niveau maximum admissible pour la préserver et quelle est la fréquence des écoutes et des périodes de repos.
Pour ma part, le niveau moyen se situe vers les 80dB à 4m et je m'efforce de me limiter à un jour sur deux pour préserver mon ouïe et limiter la fatigue auditive.
Limiter le niveau moyen n'est pas satisfaisant, car les 38 deviennent plaisant à partir d'un bon niveau.

Qu'en pensez vous?

GG

escartefigue33

1034 messages

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Read post 11-05-2010 12:36

Bonjour,

Sans doute pour avoir écouté la musique à des niveaux déraisonnables, (et un peu pratiqué la plongée), mes oreilles de 60 ans ne sont plus aujourdhui capables de jouer à déceler la subtilité des enregistrements et apprécier l'écart qui sépare deux instruments de musique.
En outre, je souffre d'un acouphène bilatéral persistant qui me conduit à écouter en permanence un signal à 8200 Hz bourré d'harmoniques paires, impaires et même panachées...

C'est pourquoi je vous conseille de prendre soin de vos oreilles en évitant tout traumatisme afin de préserver votre capital auditif.

Mais celà ne m'empêche pas de goûter au plaisir d'écouter un bon disque avec une différence toutefois, auparavant j'écoutais les instruments alors qu'aujourdhui, détaché des obsessions idiophiles, j'écoute la musique...

Cordialement,

GéGé

francis ibre

7403 messages

Expert
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Read post 11-05-2010 20:56

Bonsoir à tous,

sujet très intéressant, comment se fait-il qu'on ne l'ait pas abordé plus tôt ??

Je commencerai par une explication d'un ORL : pour compléter son dossier d'inscription en BTS audio-visuel option métiers du son, mon fils Yann a dû passer des tests d'audition complets.

J'en ai profité pour discuter avec le médecin ORL, et nous avons bien sûr parlé des musiciens, de la batterie, et du problème du niveau sonore.

L'ORL (que je ne peux pas citer, n'ayant pas eu son accord) a été très net : la batterie, bien que procurant des niveaux de 120 dB et même plus à 1 mètre, et qui est entendue de très près par le batteur, ne produit pas souvent de lésions auditives !

La guitare électrique en revanche est très destructrice, et beaucoup de jeunes qui en jouent commencent très tôt à développer des pertes auditives.

A quoi celà tient-il ?
A la dynamique des signaux :

- la batterie produit un niveau moyen pas très élevé, mais un niveau crête énorme.

- la guitare électrique produit, surtout lorsque un son saturé est recherché, des niveaux moyen et crête très proches, c'est à dire une dynamique tassée, compressée.

- 85 dB SPL avec une batterie, les crêtes sont à 115-120 dB, mais 85 dB SPL c'est supportable pendant plusieurs heures par jour !

- 85 dB SPL avec une guitare électrique, les crêtes sont à 90 dB...

La conclusion est que le guitariste joue à un niveau moyen de l'ordre de 95-100 dB pour qu'on l'entende, et là ça n'est supportable que quelques dizaines de minutes par jour.

Bref : la nuisance auditive dépend énormément de la dynamique des signaux.

Si on transpose cela au domaine de la reproduction musicale, on retrouve ce problème sous une forme inattendue : la dynamique est compressée à cause des réverbérations de la salle d'écoute !

En effet, le champ réverbéré remplit l'espace, remplit les **silences** entre les notes, produit une masse sonore qui noie le message musical.
Du coup, le niveau moyen SPL est nettement plus élevé que celui du message original, tout simplement à cause de la salle d'écoute.

Ainsi, un quartet de jazz qui produit en direct un niveau moyen SPL de 85 dB à 1 mètre, avec des crêtes à 110 dB, une fois reproduit dans une salle non traitée, va donner au choix :

- un niveau moyen SPL de 90-95 dB (selon la salle) si on met les crêtes au niveau normal de 110 dB

- un niveau moyen SPL de 85 dB (donc correct) si on accepte que les crêtes soient ramenées à 95-100 dB selon la salle

On voit qu'une écoute à niveau réaliste (forcément sur enceintes HR) ne peut pas être faire dans une salle non traitée : la pièce est proprement **saturée**, le champ réverbéré emplit l'espace d'un brouhaha confus, où il n'y a plus aucune articulation... bref : ça gueule !
Et ce régime-là n'est acceptable que quelques dizaines de minutes par jour.

Au contraire, dans une salle très amortie, la réverbération propre de la salle est inaudible, derrière celle contenue dans l'enregistrement.
Le son peut y paraitre trop mat à bas niveau, parce que les informations de réverbération sont en dessous du seuil d'audition.

Mais dès qu'on pousse le volume, on atteint un niveau réaliste, avec des crêtes non tassées : rien n'empêche de régler le niveau de crête comme dans la réalité, vers 110 dB e même plus selon le système.
Pour autant le niveau moyen SPL ne va pas dépasser les 90 dB, et on n'aura pas la sensation que **ça hurle** !

Une personne non initiée dira que **ça pousse** mais pas que **ça gueule**, voilà toute la différence

Alors on peut arriver à une écoute réaliste non fatigante, sur une petite formation de jazz, de musique de chambre, un récital d'instrument seul, mais malheureusement pour une oeuvre symphonique, ou un concert de hard-rock, il y aura fatigue auditive, c'est certain.

Led-Zeppelin (j'adore) à niveau réaliste, c'est 125 dB en crête à 1 m... (pourtant l'enregistrement est compressé de 5-6dB au moins...) ça passe chez moi, mais deux morceaux pas plus, et une fois par mois !
De toute façon, quand j'ai eu ma dose, je n'en redemande pas tout de suite

Il y a en fait plus de risque pour ceux qui **consomment** de la musique à longueur de journée : l'oreille n'a plus de temps de repos, l'attention est sans cesse sollicitée, les informations importantes n'émergent plus que faiblement au dessus d'un **bruit de fond** musical.
Tout cela stresse l'appareil auditif.

Parlons un peu des lois : une norme de sécurité impose dans les discothèques une limite de 95 dB maxi, mesure en niveau moyen SPL (temps d'intégration court, de 1 seconde)
Il ne s'agit pas de crêtes, mais bien du niveau moyen SPL, qui est évidemment amené à fluctuer selon les passages musicaux, et ne doit jamais, lors de ces fluctuations, dépasser 95 dB.

Cela fait quand même beaucoup, surtout qu'en général ça dure quelques heures...

Bonnes écoutes
Francis

Neutralino

98 messages

Visiteur occasionnel
Visiteur occasionnel

Read post 12-05-2010 09:07

Bonjours GG14 et Francis,

Et bien je suis très surpris pour le niveau de la batterie, c'est pas l'effet qu'on ressent à proximité de celui ci.

Personnellement, je fais des pauses de 15 min tous les 1/2 ou 3/4 heure d'écoute. Je pousse le volume juste sur 2 ou 3 morceaux.

Est ce une bonne méthode?

Modifié par Neutralino le 12-05-2010 09:08

GG14

396 messages

Habitué
Habitué

Read post 12-05-2010 11:28

Bonjour,

La pièce mate c'est aussi un piège. Dans un local réverbérant la saturation entraine que l'on baisse rapidement le son.Lorsque c'est mat, le niveau est ajusté en fonction de sa physiologie et aussi en fonction de ce que le cerveau veut entendre et de sa mémoire du réel et là c'est l'oreille qui crie grâce, bien que ce soit un organe bien tolérant aux surcharges mais avec une irréversibilité des lésions.
J'ai choisi la pièce dédiée mate, et mon épouse est toujours surprise lorsque je baisse la télé en disant que c'est trop fort dans un séjour très vitré car gêné par les réverbérations alors que j'écoute la musique plutôt fort (niveau réaliste, confortable...ect.....).

Certains physiologistes considèrent que la limite supérieure avant dégâts se situe vers 85 db moyen.

Le confort d'écoute sur le long terme est aussi une quête qu'il faut mener à bien malgré les outrages de l'âge (60 ans bientôt).

Gérard

francis ibre

7403 messages

Expert
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Read post 12-05-2010 11:51

Bonjour Gérard, bonjour à tous,

il faut bien fixer une valeur limite, alors c'est 85 dB qui a été retenu comme seuil de risque.

Mais en pratique, ça n'a pas de sens : 85 dB à 1 kHz en sinus à niveau constant, c'est insupportable !
Alors que 85 dB dans un studio de prise de son, ça n'est pas vraiment fort, et en tous cas sans conséquences.

Le contenu spectral du signal est évidemment très important, et si la dynamique est respectée sur toute la gamme de fréquence, on remarque que l'énergie sonore est concentrée en dessous de 400 Hz environ.
Par conséquent, la zone de sensibilité maximale de l'oreille n'est pas énormément sollicitée.

En revanche, si les HP arrivent en limite mécaniques dans le grave, ça devient assez vite dangereux :

- les niveaux crêtes ne sont pas atteints dans le grave

- les distorsions dues à l'écrêtage se situent dans la zone de sensibilité maxi

- du coup, le contenu spectral est nettement décalé vers les médium

- au lieu de 100 dB dans le grave et 80 dans le médium, on se retrouve schématiquement avec 90 dB partout...

- non seulement, ça ne sonne plus du tout réaliste, ça ne pousse pas, mais en plus ça hurle dans le médium : là c'est dangereux pour l'oreille.

Notez aussi que la mesure du niveau SPL, sur un signal complexe, dépend quelque peu du temps d'intégration de l'appareil.
Et enfin n'oubliez pas que le facteur temps est aussi important que le niveau SPL : je mettrai ici une abaque reliant niveau, temps et risque, dès que j'aurai remis la main dessus.

Niveau sonore d'une batterie :
- les crêtes peuvent être extrêmement intenses, surtout si la salle est réverbérante et de petites dimensions.
Il ne faudrait jamais jouer ou écouter une batterie à 1 m dans une petite pièce non traitée.

- dans une salle aménagée, ou mieux une cabine de prise de son, les crêtes sont les mêmes, mais il n'y a plus de **remplissage** par le champ réverbéré, et l'écoute devient parfaitement supportable !

- de même dans une grande salle de concert : sur scène à proximité de la batterie, personne n'est assourdi !

A bientôt
Francis

alainB 26

218 messages

Habitué
Habitué

Read post 12-05-2010 12:15

Bonjour Francis et à tous,

désolé, je vais fais faire dans la provoc (mais en toute sympathie et sans agressivité).

OUF ! je suis soulagé je n'ai pas opté pour le HR ! mes 2 oreilles ne craignent rien avec mes enceintes à 88dB que j'écoute à un niveau "raisonnable"(mon ampli ne fait que 30W) .... Je ne me sens pas de faire uniquement 1/4 heure d'écoute par jour !

.... Mais peut-être que je me trompe sur toute la ligne !!!!

cordialement,
alainB 26

francis ibre

7403 messages

Expert
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Read post 12-05-2010 13:16

Bonjour Alain,

c'est à toi de savoir si ce que tu fais t'apporte ce que tu recherches, si tes besoins sont satisfaits, et si toutes les parties de toi ont bien exprimé leur besoin...

Satisfaire ta partie prudente et raisonnable, c'est très bien : mais si derrière il y a une partie qui a envie d'émotions fortes, elle est frustrée et tu ne la laisses peut-être pas s'exprimer !

Mais c'est à toi de savoir ça, et pas à moi de te le dire

Quant à tes deux oreilles, si ta salle n'est pas traitée et que le système arrive à ses limites, et bien elles risquent plus que tu ne crois.

Note bien qu'avec des enceintes à bas rendement et un ampli peu puissant, on arrive très vite aux limites du système :

- les crêtes dans le grave ne passent pas : ton système est capable de 102 dB à 1 mètre, donc en gros 95 dB en crête à la zone d'écoute, c'est à dire 80 dB SPL au mieux, sur un CD peu dynamique...

- si tu écoutes plus fort, par exemple à 85 dB, il manque 5 dB dans le grave, et le niveau de médium est augmenté des distorsions... ça hurle, attention à la fatigue auditive...

- si tu écoutes moins fort, une bonne partie des signaux passent en dessous du seuil d'audition : seules les lignes mélodiques émergent, mais l'ambiance, l'acoustique du lieu, l'impression de présence des interprètes, tout ça est atténué ou disparait.

- l'équilibre tonal n'est pas respecté si tu écoutes en dessous de 85 dB SPL : le mixage est fait en supposant ce niveau découte, et les caractéristiques isosoniques de l'ouie ne sont pas du tout linéaire en focntion du niveau, revoir les pages 48 à 52 de BE (lois de l'ouie).

Personnellement, je préfère la qualité à la quantité : j'écoute quelques heures par semaines, et ça ne me gêne pas de ne pas écouter de musique pendant toute une journée !

Je préfère prendre le temps d'écouter sans rien faire d'autre, de me consacrer complètement à l'écoute, pendant deux heures et à niveau réaliste, pour ne rien perdre.

Comparaison : je préfère contempler une seule toile de Dali en vrai, grandeur nature, et une fois par an, plutôt que de parcourir des dizaines de catalogues, et de voir en modèles réduits des photos de toutes ses oeuvres.

C'est une question de ressenti, c'est presque physique : écouter Brel chanter Jojo à volume réduit, ça me gonfle... une voix de tête, sans présence et sans coffre, une guitare pointue, sans caisse et sans reverb...
L'écouter à volume réel, ça me transporte : il est là et chante pour moi. (et ça n'est pas spécialement fort, d'ailleurs)

Je sais qu'il y en a qui ne comprennent pas, c'est leur problème !

L'art n'est pas fait pour être raisonnable, il n'est pas fait non plus pour satisfaire la raison.

Cordialement
Francis

GG14

396 messages

Habitué
Habitué

Read post 12-05-2010 14:46

En complément d'information et après recherche

Dans la nouvelle revue du son datée juin 1996, le docteur Morand chef de centre audiométrique a rédigé un article à la suite d'une conférence. Il précise que 2 heures par jour sous une intensité de 80dB est considéré comme le seuil maximal de tolérance de l'oreille à long terme.
Ce niveau permet de conserver une bonne acuité en dehors de la perte liée au vieillissement.

Si le bas rendement préserve l'oreille , il est aussi générateur de frustration par une dynamique plutôt tassée et aussi un manque de vie évident. Le haut rendement et le bas rendement c'est pour moi comme l'eau gazeuse contre l'eau plate, il y en a une qui réjouit plus que l'autre. Je suis d'accord avec Francis quand il dit préférer la qualité à la quantité et considérer que l'écoute est une activité comme une autre à laquelle il faut se consacrer.Des personnes de mon entourage ne comprennent pas que je puisse rester 1h ou 2 à écouter sans rien faire d'autre et pourtant lorsque je vais au concert que fais je de plus?
L'audiophilie ou la mélomanie, c'est inviter des grands musiciens chez soi sous forme de CD ou autre afin de profiter de leur art.

Gérard

alainB 26

218 messages

Habitué
Habitué

Read post 12-05-2010 19:35

merci Francis pour ta réponse,

le point que je partage avec toi c'est "écouter sans faire autre chose en même temps" ... Mais 2 à 3 heures par jour !!!

Les systèmes HR que j'ai eu l'occasion d'écouter m'ont toujours déçu : écoute fatiguante, agressive,... avec lequel on sens bien que la musique sort d'une boite... Les enceintes ne se faisaient pas oublier !

Mais à la lecture de tes écrits, il y a de fortes chances que le traitement du local n'était pas à la hauteur.

J'aurais sans doute le "coup de foudre" si j'écoutais un bon système HR dans un environnement adéquat .... Mais le porte-monnaie ne suivra pas ... Et le volume des enceintes me rebute !

Alors je demeure la grenouille qui imagine la dimension de l'océan au milieu de sa mare !!!

cordialement,
alainB 26

claudem4

1418 messages

Expert
Expert

Read post 12-05-2010 19:49

bonsoir alain


faut aller écouter une paire de 2401 tad dans un environnement adéquat...

autrement une compression altec 1,4 ,un bon 38 cm et un tweeter
ça surclasse déja pas mal de choses...

bonne soirée

igor22

186 messages

Visiteur régulier
Visiteur régulier

Read post 12-05-2010 20:39

Bonjour,

je ne comprends pas la relation qui est faite ici entre "haut rendement" et "niveau sonore élevé"...

On peut écouter au même niveau quelque soit le rendement, si la puissance suit, non?

D'autre part, le soucis de la protection des oreille me parait fondamental. Il suffit de faire une recherche pour "acouphènes" sur le web pour trouver un nombre ahurissant de témoignages d'adolescents ou de jeunes adultes qui ont les oreilles irrémédiablement endommagées, et doivent vivre avec des souffrances permanentes, à cause d'expositions aux nivaux sonores trop élevés... Par fois, un seule exposition suffit à provoquer des liaisons irréversibles.

http://www.france-acouphenes.org/site/index.php


Personnellement, je n'écoute JAMAIS du rock à niveau réaliste: pour aller au concert, je prévois toujours des bouchons d'oreilles... cela me permet d'écouter la musique confortablement, et accessoirement de ne pas entendre les gens qui braillent derrière moi !

Chez moi, c'est plus confortable: je ne mets pas de bouchons d'oreilles... mais je ne mets pas le son à 125dB non-plus !

J'utilise très souvent mes bouchons d'oreilles, un peu comme d'autres les lunettes de soleil... bien-sûr à chaque fois que je vais écouter de la musique amplifiée (même parfois pour les petites formations de jazz), mais aussi à chaque fois que je bricole avec un outil bruyant, par ex.

A vrai dire, c'est encore quand je vais écouter du classique que je soumets mes oreilles à la plus forte exposition: après une soirée à l'orchestre, j'ai parfois les oreilles qui sifflent un peu!

Donc si ma chaine est capable de reproduire les enregistrements à niveau "réaliste", je n'écoute en fait jamais à niveau "réel" quand celui-ci me parait trop élevé, en hifi comme dans la vraie vie.
Je peux écouter fort, et j'aime ça, mais 125dB, non merci.

Bonnes écoutes, et sortez couverts!

GG14

396 messages

Habitué
Habitué

Read post 12-05-2010 22:47

La td4001+th4001 couplée à un ampli 300B c'est à la fois très dynamique et sans agressivité lorsque l'égalisation est correcte et surtout lorsque la courbe en cloche corrigée.
La relation entre haut rendement et niveau élevé vient de la qualité du son et de sa dynamique non tassée qui conduit à rechercher des niveaux proches de la réalité en sensation dans son local. Il suffit d'écouter le sacre du printemps en prenant quelques mesures au sonomètre pour se rendre compte des grands écarts dynamiques parfaitement traduits sans tassement apparent.

GG

francis ibre

7403 messages

Expert
Expert

Read post 13-05-2010 16:16

Bonjour à tous,

tout d'abord pour répondre à Igor22 :

igor22 ...je ne comprends pas la relation qui est faite ici entre "haut rendement" et "niveau sonore élevé"...
On peut écouter au même niveau quelque soit le rendement, si la puissance suit, non ?


Hélas non, ce n'est pas aussi simple que ça !

Ce n'est pas parce que tu associes un ampli de 500 W à un HP qui supporte électriquement 500 W que tu obtiendras un niveau sonore élevé...

Ceci pour plusieurs raisons :

- compression : la courbe de transfert puissance électrique/puissance acoustique n'est pas linéaire du tout, elle s'arrondit et plafonne au delà d'un certain niveau.
Tout dépend du HP et de sa qualité de réalisation, mais la plupart des HP à bas rendement sont incapables de rayonner plus de 0,25 W acoustique !

Augmenter la puissance va seulement augmenter l'échauffement et les distorsions...

- limites mécaniques : la répartition de l'énergie sonore n'est pas du tout homogène, surtout dans les musiques modernes.
La plus grosse part de l'énergie sonore est concentrée dans le grave, et les niveaux de crêtes sont atteints généralement entre 60 et 150 Hz.
Pour produire les niveaux de crêtes requis à ces fréquences, un HP de 17 cm aurait besoin d'excursions de l'ordre de plusieurs dizaines de millimètres !

Relire les pages 147 à 152 de BE.

Pour résumé, un HP de faible diamètre est incapable de restituer les crêtes de l'onde, surtout dans le grave. La dynamique est donc non seulement tassée, mais en plus sa répartition est modifiée : moins d'énergie dans le grave, et plus dans le médium !!!

Solution : HP de grand diamètre ! en doublant le diamètre, on multiplie la surface émissive par 4, on divise donc l'excursion par 4.
Ou disons plutôt qu'à excursion indentique, on multiplie la puissance rayonnée par 4, donc 12 dB de plus possibles en crêtes : du coup, ça pousse dans le grave sans hurler.

Et il se trouve qu'un HP de grand diamètre a aussi une sensibilité élevée ! ces deux paramètres sont liés.
De même, l'utilisation de pavillons pour les voies de médium et d'aigu permet à la menbrane de travailler en pression et non en vitesse, elle a donc des excursions faibles, et peut ainsi restituer les crêtes sans compression, ce qu'un HP à rayonnement direct ne peut pas faire.




...mais je ne mets pas le son à 125dB non-plus !


Il ne faut pas non plus interpréter mes écrits !

j'ai parlé de 125 dB en crête à 1 mètre des HP et ceci sur des sons graves.
Avec mon système très dynamique, dans ma salle traitée, ça représente un niveau d'écoute d'environ 95 dB SPL à la zone d'écoute.
Et je n'ai aucun problème d'audition, comme ma dernière visite médicale en atteste

Je n'utilise jamais de bouchons d'oreilles, et je ne mets pas de lunettes noires pour regarder une toile de Dali...


Bien, revenons aux normes d'exposition au bruit.

Dans la nouvelle revue du son datée juin 1996, le docteur Morand chef de centre audiométrique a rédigé un article à la suite d'une conférence. Il précise que 2 heures par jour sous une intensité de 80dB est considéré comme le seuil maximal de tolérance de l'oreille à long terme.


80 dB : de quel dB parle-t-il ?
s'agit-il de niveau sonore mesuré ? avec quelle pondération ?
s'agit-il du niveau ressenti, donc tenant compte des courbes isosoniques ? (ce niveau reçu est appelé NR)

je mets ci-dessous deux abaques tirées de l'excellent ouvrage de Marcel Val, ingénieur acousticien : **Acoustique appliquée** paru chez Dunod.

Le premier graphique permet de déterminer le niveau d'exposition NR en fonction de l'intensité mesurée et de la fréquence.
On y voit sur l'échelle verticale de gauche les niveaux en dB mesurés sans pondération (sonomètre linéaire) de 30 à 140 dB.

A droite l'échelle donne les niveaux perçus NR (on l'appellait avant sonie).
Les lignes pointillées délimite les zones A, B et C que la légende précise.

On y voit qu'un niveau de 95 dB mesurés n'a pas du tout le même effet selon la fréquence :

- à 125 Hz, cela correspond à NR = 85 dB
- à 1 kHz, ça donne NR = 95 dB
- à 8 kHz, on est à NR = 100 dB !!

Et on y voit surtout qu'à 60 Hz il faut un niveau sonore de 110 dB pour atteindre le NR = 95 dB !!!

La zone A repérée **sans danger** est située en dessous du NR = 75 dB, ce qui signifie qu'une exposition constante à un bruit de NR=75 dB est sans danger... pour l'oreille.
Pour les nerfs c'est une autre histoire !
Attention, il ne s'agit pas de 75 dB SPL !!!
Si le bruit est centré sur 125 Hzpar exemple, cela corespond à 85 dB SPL.

Ce graphique n'est cependant pas utile tout seul, il faut l'associer au second diagramme, qui donne les temps d'exposition maximum, en fonction de la répétition des nuisances et du niveau NR.
Sur ce second diagramme, les niveaux NR sont tracés en ligne continues, pour NR = 90 dB à 115 dB.
Les fréquences de répétition à d'exposition sont repérées en ligne pointillées (10 fois, 15 fois, etc).
L'échelle verticale à gauche donne le temps total de récupération :

La lecture est facile :
- pour une journée de travail de 8 heures, un niveau NR = 95dB peut être subi 15 fois pendant 22 minutes sur 30.
(c'est l'exemple tracé en tireté)

- autre exemple : un NR = 115 dB peut être subi pendant 5 minutes, seulement 1 fois toutes les 400 heures !!!!

Notez bien qu'un NR de 115 dB correspond à un nivau SPL de :

- 125 dB à 60 Hz
- mais 110 dB à 8 kHz

Il est évident que les crêtes brèves des sons graves, même à 125 dB, n'ont que peu d'effet sur le NR final, alors que les sons continus, sans crêtes sont pleinement nuisibles surtout dans l'aigu !

Voilà pourquoi la guitare électrique fait bien plus de dégats que la batterie...

Revenons pour terminer au système hifi chez soi : l'immense majorité des enceintes acoustiques est incapable de restituer le niveau crête des sons graves.
Cela impose un niveau sonore de restitution de l'ordre de 75-80 dB SPL.
On ne peut pas parler de réalisme dans ces conditions.

Bonne lecture
Francis

calpas*

22 messages

De passage
De passage

Read post 29-08-2010 19:10

Bonjour

La guitare électrique en revanche est très destructrice, et beaucoup de jeunes qui en jouent commencent très tôt à développer des pertes auditives.


Image 1
d'un morceau de guitare électrique de Gary Moore "ILove You More Than You'IL Ever Know" du disque BAD FOR YOU BABBY

En X le Temps, en Y la fréquence et le niveau en fonction de la couleur plus elle est claire plus le niveau est élevé.

Image 2 un morceau de piano "Misty" nous voyons bien l'attaque de la note toujours très raide ainsi que les harmoniques

Image 3 un coup de grosse caisse (disque test)

Cordialement

Pascal

francis ibre

7403 messages

Expert
Expert

Read post 31-08-2010 18:44

Bonsoir Pascal,

c'est éloquent !

Je précise aussi que l'échelle verticale donne les fréquences en coordonnées linéaires, j'ai juste ?

l'aigu est donc en haut des diagrammes, et on voit tout de suite que la guitare **charge** énormément ce registre, qu'elle **remplit**.
Le piano charge beaucoup moins, bien qu'en crête il semble donner plus d'énergie (zones jaunes)

La grosse caisse ne remplit pas, mais c'est normal si elle est jouée seule : il faudrait obtenir le diagramme sur un solo de batterie, on verrait sans doute beaucoup de jaune, mais tout en bas du tracé.

Il serait intéressant d'obtenir une indication du Leq, niveau équivalent de nuisance, pour différents signaux musicaux.

Leq : C'est le niveau de pression acoustique d'un bruit stable qui donnerait la même énergie acoustique qu'un bruit à caractère fluctuant, pendant un temps donné. Il s'exprime en dB(A).

On verrait tout de suite que malgré des crêtes violentes, la batterie donne un Leq acceptable, alors que la guitare électrique jouée avec saturation, donc presque sans crête, donne un Leq élevé même lorsque jouée à niveau moyen...

Merci Pascal pour ces diagrammes.
Francis

JMK

216 messages

Habitué
Habitué

Read post 01-09-2010 09:42

Bonjour,

Je suis cette discussion avec intérêt, et il me vient une question à l'esprit :

Ou passe l'énergie électrique qui n'est pas restituée avec les enceintes / HP à moindre rendement ?

Chaleur exclusivement ?


JMK

francis ibre

7403 messages

Expert
Expert

Read post 01-09-2010 21:24

Bonsoir à tous,

mais oui, chaleur.

Avec des HP de sensibilité 89 dB/1W il faut savoir que 99,5% de l'énergie est transformée en chaleur dans la bobine...

Enfin, pas tout à fait : une petite partie est transformée en chaleur dans les suspensions et dans la membrane elle-même, ces deux éléments apportant des pertes mécaniques par frottement visqueux... et le frottement produit : de la chaleur !

Note bien que toute l'énergie consommée par l'activité humaine finit en chaleur. Toute.

Par exemple, tu es parti en vacances cet été, en voiture, tu as roulé 1500 km, et tu es revenu chez toi.

Ta voiture est partie du point X0 à la vitesse V0, et elle est revenue en ce même point, avec la même vitesse nulle au final : bilan énergétique = toute l'essence consommée est partie en chaleur, par frottement de l'air et frottement des freins...

Dommage, hein ?

Notre lumière électrique devient chaleur, le son devient chaleur, etc.
C'est en cela que l'énergie solaire est extrêmement intéressante : elle arrive de toute façon sur terre et chauffe.
Si on ne la transforme pas, elle chauffe quand même...

Si on la transforme, en électricité par exemple, qu'on charge une batterie, et qu'on roule avec une voiture électrique, on va bien sûr créer de la chaleur, c'est vrai, MAIS CETTE CHALEUR SERAIT ARRIVEE SUR LE SOL DE TOUTE MANIERE !!!!

On n'aura donc RIEN ajouté au bilan énergétique de la planète : on aura simplement prélevé temporairement de l'énergie, pour la rendre ensuite.

Bref : le HP chauffe.
Et on cherche quand même à faire des amplis qui ont 80% de rendement au lieu de 50, pour mieux alimenter nos HP de rendement 0,05% à 0,5%...

Cherchez l'erreur !

Francis

Modifié par francis ibre le 01-09-2010 21:26

JMK

216 messages

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Read post 02-09-2010 09:32

OK, merci pour la réponse .....

Je n'avais pas oublié bien sûr ce principe de base de la physique .... mais ma question était un peu plus sophistiquée.

Je précise.

Si le rendement des HPs est de toute manière assez faible (transformation de l'énergie électrique en énergie acoustique), on doit passer de 0,5% pour un HP 89dB/1W .... à peut-être à 0,4% ? pour les HPs à haut rendement), le 0,1% de différence passe-t-il exclusivement en chaleur au niveau du HP (équipage mobile, suspensions etc) ? Ou bien y a-t-il aussi d'autres déperditions : bien que leur impédance soit sensiblement égale, leur FCEM est sans doute différente, et aussi leur interaction avec la sortie de l'ampli et ou le filtre passif ?

En d'autres termes, l'interaction HP haut rendement - ampli est-elle différente selon le type de HP+filtre passif ?

J'espère avoir été un peu plus clair !!

JMK

francis ibre

7403 messages

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Read post 02-09-2010 17:32

Bonjour JMK,

je crois que je comprends bien ta question.

Tout d'abord pour fixer les idées, si un HP à bas rendement tourne entre 0,05% et 0,5% de rendement, un HP à vrai haut-rendement va touner à 2-3% pour un grave en rayonnement direct, et 10 à 20% pour un médium...

On est donc 4 à 40 fois plus efficace !

Maintenant, entre ce que l'ampli envoie, et ce que le HP reçoit, il faut encore faire la part des choses...
En effet, l'impédance de l'ensemble **HPs+filtres** est parfois très réactive.
Cela entraine qu'il y aura un déphasage (parfois important) entre la tension de sortie de l'ampli, et le courant qu'il va débiter dans l'enceinte.

Un coup d'oeil à la courbe d'impédance de l'enceinte va nous renseigner : là où cette courbe montre des creux et des bosses, l'impédance n'est évidemment pas constante, donc pas résistive !

Lorsque la courbe descend avec la fréquence, l'impédance est capacitive, et bien entendu elle est inductive lorsque la courbe monte.

capacitive : courant en avance sur la tension
Inductive : courant en retard sur la tension

Certains fabricants publient les courbes d'impédance, et on trouve dans quelques revues, en plus de la corube d'impédance (en module) la courbe de phase de l'impédance, autrement dit l'angle de déphasage courant-tension en fonction de la fréquence.

Il arrive que cet angle atteigne 60° dans les cas les plus difficiles...
Il faut se rappeler qu'à 90° de déphasage, l'ampli ne transmet plus aucune puissance à la charge : U et I sont en quadrature...
Donc U=0 quand I est maximal, et I=0 quand U est maxi...
Autrement dit le produit P=UI vaut toujours zéro !

L'ampli ne transmet aucune énergie, bien qu'il envoie une tension et un courant...
Aux fréquences où ça se produit, même si le rendement du HP est correct, on ne risque pas d'entendre grand-chose...

Avec 60° de déphasage, l'ampli fournissant U et I, l'enceinte ne recevra que P=UIcos60° donc seulement la moitié de la puissance apparente envoyée par l'ampli...


Que doit-on en conclure ?
Qu'avec une enceinte dont l'impédance est très réactive, pour lui envoyer 25W il va falloir utiliser un ampli de 50W, dont malheureusement une partie de la puissance de sortie ne servira à rien !

Cependant, il faut être conscient que ce problème affecte autant les HP à bas rendement que ceux à haut rendement.
Les HR ont quand même l'avantage de travailler avec des tensions et courants plus faibles, et il est clair que les pertes résistives sont proportionnelles au carré du courant : P=RI²

Au niveau du filtre on a des composants passifs qui dissipent aussi de l'énergie, à cause de leur résistance série. On peut y inclure la résistance de la bobine.
Il est donc évident qu'un HP travaillant sous faible courant présentera moins de pertes résistives !

Comparons deux HP ayant des rendements de 0,5% et de 2% : ça nous fait des sensbilités de 89 dB/1W et 95 dB/1W soit une différence de 6 dB.

le second demandera, pour un même niveau de pression acoustique, 4 fois moins de puissance électrique, c'est à dire un courant 2 fois plus faible (si on admet que les impédances sont les mêmes pour nos deux HP).

Les pertes résistives dans les selfs, les câbles, et même dans les condos ( facteur de perte fonction de l'ESR) seront donc 4 fois plus faibles dans le second cas.

Mais remettons les choses en perspective : prenons un HP de 8 ohms, avec en série une self dont le fil présente une résistance de 0,3 ohm, et envoyons 2A :

La self va dissiper : 1,2 W
Le HP va dissiper : 32 W

la puissance acoustique en sortie sera de :

- 0,1 à 0,2 W au mieux si le HP est à bas rendement

- 0,5 à 2 W au moins si le HP est à haut rendement

Alors effectivement on peut s'amuser à diminuer la R de la self... mais il y a plus urgent !

Autre point de **détail** : le HP bas-rendement est généralement petit, il ne pourra pas supporter nos 32 W en dessous de 200 Hz...
un excellent 17 cm n'encaisse que moins de 5 W à 50 Hz après quoi il talonne !!!

Un HP de diamètre double, donc quatre fois plus grand en surface, acceptera quasiment 10 fois plus de puissance électrique avant de talonner !
Et avec une surface multipliée par 4 son rendement sera nettement supérieur : 10 dB de plus au bas mot.

Il apparait donc que le HR va forcément de paire avec une puissance rayonnée bien supérieure.

Est-ce que tout ça répond à ta question, et éclaire mieux les choses ?

Cordialement
Francis

JMK

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Habitué
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Read post 02-09-2010 17:42

OK, merci pour cette réponse détaillée.

Le sujet est donc complexe ..........

Une enceinte à HPs bas rendement est sans doute plus simple à mettre au point pour l'amateur que je suis ........... !!

Haut rendement est aussi un peu synonyme de petite cause = grands effets ........... donc affaire délicate.

JMK

francis ibre

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Read post 03-09-2010 15:20

Bonjour JMK,

je ne suis pas sûr que le HR soit plus compliqué à mettre au point...

En effet, avec un petit HP à bas rendement, il va falloir faire un compromis très serré pour lui trouver une charge lui permettant de descendre, mais sans talonner...
Alors qu'avec un HP à haut rendement, forcément de grand diamètre, on sera plus loin des limites donc beaucoup moins embêté !

Mais tu as raison sur un critère : généralement, plus le rendement est élevé, et plus la bande passante utile est réduite (produit gain x bande constant).

Un HP à haut rendement est donc plus difficile à filtrer, on est presque obligé de passer à trois voies, et si on le fait travailler trop près de ses coupures naturelles on récupère des résonances...
De ce point de vue, un HP bas rendement est souvent très amorti mécaniquement (membrane revêtue, suspension à fortes pertes) et ses fractionnements sont bien masqués.

Et la colonne AMA-3x100 ?? ça ne te tente pas ?

Cordialement
Francis

JMK

216 messages

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Read post 03-09-2010 16:30

Merci pour tout ceci.

Pour l'instant, je suis en train de finaliser le filtrage de mes enceintes maison 'rendement moyen' à base, chacune, de

2 woofers Davis 20MP8GT (en //),
raccord vers 900 Hz avec
1 Fostex 126en, raccordé en haut à
1 Tweeter Audax TW025A1, vers 3,5 KHz ou 6-7 Khz, (à voir selon résultat de la correction du Fostex)

Le résultat est excellent dans mon modeste séjour.

Pour l'instant, je me suis contenté d'un sonomètre, d'un multimètre numérique et d'un oscillo pour les mesures.
J'ai profité de mes vacances aux US pour dégotter là bas une carte son correcte (Tascam US-122L) à bon prix, un ami va me prêter un bon micro calibré, et je devrais en venir à bout sous peu.
Je fais bouger le tout par du matos maison aussi, dont la réalisation a occupé pas mal de mes loisirs de l'an passé :
lecteur à base d'un lecteur de CD Asus, sortie numérique directe vers DAC TC Electronic BMC-2, préampli MOSfet schéma revue LED 121 classe A, et ampli gainclone double mono (2x300 watts d'alim filtrée et régulée dans les règles) à base de LM3886.

Je me dis que soit je vais m'arrêter là, c'est déjà pas mal, je ne rêvais même pas d'un tel résultat il y a quelques temps ..... soit je continue, ou je me fais vacciner s'il est encore temps et que je n'ai pas encore choppé le virus ..........

Bien à toi

JMK

Modifié par JMK le 03-09-2010 16:37

Modifié par JMK le 03-09-2010 16:37

francis ibre

7403 messages

Expert
Expert

Read post 03-09-2010 18:54

Bonsoir JMK,

au cas où tu n'aurais pas remarqué :

- avec deux HP davis 20MP8GT en parallèle, la sensibilité de la voie grave est à 97 dB/2,83V (avant filtrage)

- le Fostex 126En donne 95 dB à 800 Hz et 100dB à 8 kHz. Il est donné pour 93dB/1W ce qui est vrai dans le grave...

Tu ne le sais pas encore, mais tu es déjà presque entré dans le HR...

Bonnes écoutes
Francis

JMK

216 messages

Habitué
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Read post 03-09-2010 19:10

Bin oui .... d'où mes interrogations !!

calpas*

22 messages

De passage
De passage

Read post 03-09-2010 20:13

Bonjour,

La grosse caisse ne remplit pas, mais c'est normal si elle est jouée seule : il faudrait obtenir le diagramme sur un solo de batterie, on verrait sans doute beaucoup de jaune, mais tout en bas du tracé.


Il suffit de demandé (normalement en cliquant sur l'image elle est agrandie ce qui permet de voir les échelles en Hz et dB)

1° un solo de triangle disque test n°17 de la NRS janvier 2005 plage 17

2° un solo de batterie disque test n°17 de la NRS janvier 2005 plage 18

Parfois j'écoute la musique avec l'analyseur spectrale en fonctionnement sur le PC cela donne une vision imagée de la musique... non dénuée d'intérêt et de beauté...

Cordialement

Pascal

Modifié par calpas* le 03-09-2010 20:14

Modifié par calpas* le 03-09-2010 20:16

Modifié par calpas* le 03-09-2010 20:20

Modifié par calpas* le 03-09-2010 22:41

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