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Évaluation des effets nocifs des antennes relais : une autre approche

Date de publication: 1 décembre 2011

Évaluation des effets nocifs des antennes relais : une autre approche

On ne compte plus aujourd’hui le nombre d’études ou de rapports qui démontrent que les ondes radio émises par les relais de téléphonie mobile ont un impact sur la santé humaine, ou juste le contraire. Celui de l'Association Santé Environnement France pourrait rejoindre cette cohorte sans mériter d’attention particulière s’il ne présentait une méthodologie intéressante.

En effet, il a été réalisé à partir des données collectées par les médecins adhérents de l’association qui se sont intéressés à la population constituée par 143 locataires d’HLM situés principalement à Marseille et Aubagne ; HLM particulièrement bien pourvus en antennes relais puisque leurs toits en accueillent tous une douziane au moins.

Cette étude a procédé par comparaison des données recueillies auprès de cet échantillon de population avec celles issues de la moyenne nationale, et les résultats sont édifiants.

Ainsi par exemple les acouphènes (« sifflements » d’oreilles) sont-ils ressentis par 15 % des français mais par 43 % des locataires testés. Même constat pour les troubles du sommeil avec respectivement 32 % et 55 %. Plus subjectifs peut-être, les troubles de la concentration qui affectent 4 % de la population atteindraient ici  27 %.

Cerise sur le gâteau, si l’on peut dire, le fait de partir en vacances, et donc loin de ces antennes, ferait disparaître les troubles au bout de quelques jours dans 83 % des cas.

Ce dernier constat est d’ailleurs quelque peu rassurant puisqu’il tendrait à démontrer que les troubles constatés sont réversibles, du moins ceux que mentionne l’étude …

 

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Reçu de Gaël D. le 2 décembre 2011

Cette énième étude fortement médiatisé m'a fortement interpellé. En effet elle ne semble pas selon moi pouvoir se prévaloir du nom d'"étude" tant le nombre d'écarts dans le protocole empêche de tirer des conclusions réelles :

  • Comparaison des résultats sur l'échantillon avec des données nationales présentant de nombreux facteurs de différenciation : pourquoi déduire que l'écart constaté provient de la présence d'antenne alors que de nombreux paramètres environnementaux ou sociologiques pourraient être en cause?
  • Questions portants sur des ressentis relativement subjectifs alors même que les personnes sont au courant de la présence d'antenne et du sujet de l'enquête. Il me semble qu'une étude passée avait été faites sur 2 échantillons vivant à proximité d'antennes, mais pour l'un des groupes elles n'étaient pas actives, et ce 2nd groupe se plaignait pourtant des mêmes symptômes.
  • Je ne vis pas à proximité d'antennes, et pourtant quand je pars en vacance je me sens vraiment plus en forme!!! D'ailleurs il n'y avait pas de réseau GSM ou wifi sur leur lieux de vacances?
  • Et vous êtes bien placés pour savoir que ce n'est pas au pied de l'antenne que les rayonnement sont les plus forts.

Franchement ça m'écoeure un peu que ce genre d’enquête sans base scientifique soient très souvent sujette à de forte représentation médiatique, et que l'on occulte les démarches réellement indépendantes et scientifiques, qui ont généralement des conclusions moins catégoriques voire opposées...


Reçu de Lautent S. le 2 décembre 2011

il y a environ 15 ans, quand j'étais réparateur CB, mon patron allait acheté son matériel en italie.

un document interne confidentiel a une sous-marque du fabricant d'antennes SIRIO lui est "tombé dans les mains" si l'on peut dire.

sur celui-ci, on pouvait lire qu'il ne fallait pas resté a moins de 10m d'une antenne CB en émission et pas plus de 20minutes a une distance superieur a 10m.

alors, réalité ou seulement principe de précaution ?

depuis au moins 20 ans, un membre de ma famille est installateur de paratonnerre.

ancien alpiniste, celui-ci s'est spécialisé dans les "accès difficiles"

comme les tours de refroidissement de centrales nucléaires ou les haut bâtiments.

plusieurs fois il est rentré du travail le soir avec de grosses envies de vomir et des diarrhées.

après réflexion, il s'est rendu compte que ca lui arrivait a chaque fois qu'il travaillait devant des antennes de téléphonie.

maintenant il y fait très attention et ne passe plus devant.

il a même remarqué que depuis quelques années, certaines antennes on un petit autocollant qui préconise de ne pas passer devant la face "active".

cela dis, il n'est pas "plus" malade que quelqu'un d 'autre et n'a pas eu de cancer ou autres cochonnerie malgré tout (pas encore du moins !)

alors, quoi pensé de tout cela ?

ce qui est sur c'est qu'a forte dose et a court terme le rayonnement électromagnétique n'est pas bon, c'est certain.

est ce qu'a long terme et a faible dose c'est la même chose ????

si c'est le cas, c'est peut être comme le nucléaire ou il vaut mieux une forte exposition mais ponctuelle qu'une faible exposition a long terme, c'est moins destructeur a ce qu'il parait.

laurent.


Reçu de Yannick M. le 2 décembre 2011

Cette approche est un peu moins connue que les études scientifiques en double aveugle, mais elle n'en est pas moins inintéressante.
Elle indique l'influence de ces antennes "tout compris", effets psychologique, sociologiques, physiques....
Ce sont les effets qu'on rencontre dans la réalité !

Reçu de Q.M. le 2 décembre 2011

Depuis plus de 9 ans, j'utilise durant toute l'année un réseau informatique connecté en wifi .

Depuis que j'ai complété mes équipements d'une tablette (iPad2) qui ne communique que par le Wifi et la 3G, j'ai de gros soucis d'acouphènes tant sur la 3G que le wifi.

J'ai été obligé de revoir mon réseau wifi et le convertir en courant porteur afin de calmer les acouphènes.

Je désactive la 3G et le wifi à chaque fois que c'est possible, mais en quelques minutes (moins de 5), les bourdonnements d'oreilles reviennent.

Je soupçonne beaucoup le fait de devoir utiliser le doigt pour travailler d'avoir amplifier les effets de l'émetteur, la tablette dans une main et le doigt de l'autre main pour mieux capter les ondes...

L'utilisation d'un stylet et d'une station d'accueil afin de ne pas être en contact directe avec l'émetteur, me permet de n'entendre les sifflements qu'au bout de quelques minutes et non instantanément mais ne résout pas le problème.

Je pense qu'il faut rester prudent sur les conséquences de ce moyen de communication.

On peut craindre le pire avec l'arrivée de le 4G qui utilisera des fréquences encore plus élevées.

Le gouvernement a mis un plan "Alzheimer" en place, il peut préparer le plan "tumeur cérébrale" il arrive à grand pas.

Quant à moi la tablette est retournée dans sa boite d'emballage et y restera tant que l'accessoire pour communiquer par ethernet ne sera pas disponible. 

Reçu de Robert L le 2 décembre 2011

[...] Je n'ai pas lu le détail de l'enquête, mais si la méthodologie utilisée est celle qui est décrite, je suis réellement attéré qu'une telle démarche ait même été publiée. En effet cela montrerai simplement que la population habitant des HLM et/ou voyant qu'il y a des antennes sur son toit a plus d'acouphènes et de problèmes de santé que la population générale, et que ces troubles disparaissent en partant en vacances. Ca me semble effectivement raisonnable, moi aussi je vais mieux en vacances... Par contre faire un lien avec les signaux radio émis par les antennes sur les toits me semble complètement ubuesque et dénué de tout scrupule. En effet le monde scientifique sait depuis longtemps que seul un test en double aveugle peut donner une preuve pour un tel sujet : Il aurait fallu prendre deux immeuble très similaires, habités par des populations ayant le même cadre de vie, tous les deux ayant des antennes visibles sur le toit mais dont seul l'un des deux était en émission. Et le personnel faisant l'enquête devait ignorer lequel des deux... Sinon les effets psychologiques, dont on sait clairement l'impact sur la santé, occasionnent un biais bien connu. Pour l'anecdote j'ai personnellement connu des personnes se plaignant de troubles bien réels suite à l'installation d'un relais GSM depuis quelques mois à coté de leur domicile, et ce relais n'avait pas encore d'alimentation EDF... La seule chose a ma connaissance clairement prouvée c'est que si l'on a peur des rayonnements GSM alors il faut d'abstenir d'utiliser un portable, car le champ rayonné en ayant un joli portable à quelques millimètres de l'oreille est quelques millions de fois plus fort que celui que l'on subit en habitant sous un relais...

 

Reçu de Jean-Pierre D. le 2 décembre 2011

Votre étude est "amusante", je n'ai pas vu le moindre appareil de mesure, à quel niveau de dBm ou de V/m était exposé les cobayes ? Ce n'est pas l'esprit d'Elektor ou simplement l'esprit scientifique d'annoncer des résultats sans analyses poussées.

Il serait temps d'expliquer la répartition des ondes (les lobes d'émissions)... amortissement etc...

Habitant près d'une antenne relais, (50m) j'ai fait procéder à une analyse par SFR, le technicien qui est venu, employé d'une société mandatée indépendante de SFR, a analysé les champs dans l’environnent proche est lointain avec analyseur de spectres, antennes spécifiques... du beau boulot !

Maintenant je sais que mon téléphone DECT est plus nocif que l'antenne !

 

Reçu de Ramana le 2 décembre 2011

Je demeure dans un immeuble de 9 étages dans une zone semi-urbaine.
Un opérateur demande à notre syndic l'implantation d'un point relais sur les bandes 990/1800/2200 .
L'assemblée vote l'accord, magré de fortes réticences de la part d'une forte minorité de copropriétaires.
Le protocole est signé.
Puis 5 mois passent sans aucune présence de  l'opérateur!
Au bout du 8éme mois il se décide enfin à mettre en place ses installations.
Tout est donc bien installé en toiture, antennes,  câbles , armoire d'énergie etc.
Mais aucun appareil d'émission est installé! Les baies restent vides.
Plus de nouvelle de l'opérateur qui semble ne pas être très pressé de démarrer son installation. Car cela fait plus de 4 mois que les antennes sont en place.
Puis les requêtes auprès du tribunal augmentent car plusieurs résidents sont affublés de tous les maux possibles (insomnies, troubles de la vue, fatigues, troubles comportementaux et mêmes des vomissements et de la constipation!)
Une enquète est diligentée par les autorités pour faire cesser le fonctionnement de ce point relais.
Les constats montrent qu'aucun émetteur n'a été installé sur ce site et que seul le mât support et les antennes ont été déployées! L'opérateur avait pris soin de faire viser et sceller les portes de ses armoires par plusieurs huissiers de justice qui ont attesté que ce site ne pouvait pas être opérationnel !
Le tribunal, vexé, poursuit maintenant les plaignants pour dénonciations calomnieuses et pour fausses déclarations de pathologies imaginaires! [...]

 

Reçu de Jack D. le 3 décembre 2011

Pourquoi pas un placebo d'antenne, ce serait tout de même intéressant de faire une super installation sur un toit d' un immeuble particulièrement habité, et ne jamais alimenter ces appareils. La suite de l'enquête risque fort d' être intéressante. Non ?

 

Reçu de Paul R. le 3 décembre 2011

Il faut savoir que la puissance rayonnée des relais est a pleine puissance de 25 a 50 w , que le rayonnement des antennes (le lobe) est quasiment a l'horizontale ce qui fait que dessous les antennes le champ est NUL.
D'autre part chaque émetteur de télévision de la tour Eiffel a Paris fait 20 Kw avec un gain de 6 db minimum des antennes cela fait 80 Kw multiplié par le nombre de chaines distribuées (depuis le numérique un peu moins d'émetteurs  que de chaines) mais au moins 8 émetteurs, sans compter les émetteurs de police, Edf, pompiers, etc etc et tout cela a quelques dizaines de mètres de quelques milliers de parisiens et ce depuis quelques dizaines d'années.
Nous avons tous maintenant un téléphone "fixe" sur notre table de nuit qui lui rayonne en permanence a quelques centimètres de nos têtes une onde "wi fi" sans compter les ordinateurs et autres objets utilisant les ondes radio a une fréquence proche de celle de nos micro ondes !
Arrêtons de dire n'importe quoi.

 

Reçu de Michel M. le 3 décembre

Ne devrait-on pas surtout se demander quels sont les intérêts de ceux qui veulent "à tout prix" faire passer les antennes relais pour dangereuses, au mépris de toute méthodologie scientifique ?
La motivation de cette défiance envers les antennes relais est-elle seulement la peur de ce qu'on ne comprend pas ? Ou le manque de confiance dans l'honnêteté des scientifiques ?
N'y-a- t'il pas aussi (plutôt ?) des intérêts financiers (indemnisation des populations exposées) ou politiques (ah l'écologie ! Que de mensonges et de manipulations ne commet-on pas en ton nom...)

 

Reçu de Jean-François C. le 3 décembre 2011

je souhaite signaler qu'un groupe de scientifiques a publié un communiqué sur cette affaire le 29 novembre 2011. Quatre des signataires de ce communiqué,  Anne Perrin, Catherine Yardin, Isabelle Lagroye, Marc Poumadere sont co-auteurs du rapport Afsset 2009. Ces scientifiques s'étonnent que :  "la moindre déclaration alarmiste suffise à occulter l’état actuel des connaissances et que, via les médias, s’instaure sur des sujets de santé publique de faux débats avec de faux arguments et des méthodes pour le moins discutables".

Ce communiqué a été publié sur le site de l'Association Française pour l'Information Scientifique.

 

Extrait :  [....] « Est-il normal que la moindre déclaration alarmiste suffise à occulter l’état actuel des connaissances et que, via les médias, s’instaure sur des sujets de santé publique de faux débats avec de faux arguments et des méthodes pour le moins discutables. En définitive, ce sont les valeurs élémentaires de l’information qui sont bafouées et les citoyens qu’on manipule. »

 

Reçu de Claude J. le 3 décembre 2011

Cette étude n'est qu'un torchon indigne et pour la stupidité je crois que l'on pourrait lui décerner une palme d'or.

Toutes les études sérieuses montrent qu'il n'y a aucun effet sauf psychopathiques pour certains illuminés. J'ai travaillé 25 ans dans le domaine des infrastructures télécom.

Il y a une douzaine d'années vers Granville une brave personne se plaignait des mêmes maux que ceux prétendument nocifs montés en exergue dans la prétendue étude scientifique. Un pylône d'une vingtaine de mètre de haut avait été installé avec un couple d'antennes mais aucun câble n'était encore raccordé à installation perverse qui n'avait de but que de capter les signaux TV. A l'instant où le malade a pris conscience que l'installation était tout à fait bénéfique pour le divertissement quotidien, plus aucun symptômes malins ne vinrent l'accabler! D'ailleurs dans l'étude il est également remarquable que sans se concerter tous les sondés passent leurs vacances dans des lieux qui ne doivent pas être équipés d'antennes!

Les études concernant les effets des micro ondes sur les êtres vivants remontent quasiment à leur naissance. En fichier joint une petite bibliographie "historique" d'articles en ma possession et ci-après quelques liens internet de contribution digne d'intérêt.

http://www.academie-medecine.fr/detailPublication.cfm?idRub=27&idLigne=1542

http://www.questionsante.be/outils/gsm.pdf

http://www.issep.be/files/files/CEM%20et%20telephonie%20mobile.pdf

http://www.ic.gc.ca/eic/site/smt-gst.nsf/vwapj/AntennesCell.pdf/$FILE/AntennesCell.pdf

http://www.senat.fr/rap/r02-052/r02-052_mono.html#toc57

 

Reçu de Xavier L. le 3 décembre 2011

Voyons le bon coté des choses:

L'étude de l'Asef montre aussi que que les 143 sujets étudies souffrent moins de troubles digestifs et de vertiges que la 'population générale'.

Donc: trouvez-vous un HLM en dessous d'une antenne pour y passer le réveillon.

 

Reçu de DM le 7 décembre 2011

si on désire faire une étude comparative sérieuse, il faudrait pouvoir faire le test avec un échantillon "placebo" en désactivant les antennes relais sans en informer les usagers, le comparer avec la même étude menée auprès d'usagers réellement exposés et pourquoi pas la compléter avec des usagés exposés sans le savoir. C'est à mon sens le seul moyen contradictoire de démontrer la nocivité ou l'absence de nocivité de ces ondes ! non ?

Si cette étude existe, il faut la publier...

 

Reçu de Jean-Michel R. le 8 décembre 2011

Sur l'immeuble juste à côté de chez moi, a été posée une antenne. Les habitants du coin ont fait une pétition demandant son enlèvement, celle-ci leur causant acouphènes, maux de tête, et autres désagréments. Or cette antenne n' a jamais été mise en service, une ultime autorisation n'ayant jamais été accordée.... Par contre, je sais qu' il en existe une bien dissimulée dans une pseudo-cheminée , et elle n' a jamais causé d'ennui !

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Auteur
CT