Le nombre sans cesse croissant d’appareils alimentés par piles ou batteries, conjugué à la prise de conscience collective des préoccupations environnementales ont conduit la société Uniross à faire réaliser par un cabinet spécialisé une étude de l’impact des piles et batteries sur l’environnement.
Cette enquête, fort bien réalisée si l’on en juge par les critères choisis, permet de constater que l’impact des piles rechargeables sur notre environnement est jusqu’à 32 fois plus faible que celui des piles classiques .
Ramenée à 1 kWh d’énergie produit, une pile rechargeable a 23 fois moins d’impact potentiel sur les ressources naturelles non renouvelables (fossiles et minérales) que les piles ordinaires.
Dans les mêmes conditions, cet impact est 28 fois plus faible vis-à-vis du réchauffement climatique ce qui s’explique par les rejets lors de la fabrication et de la distribution des piles, plus importants et surtout plus fréquents (vu leur caractère consommable) que celui constaté pour les batteries.
La pollution de l’air due à l’ozone est 30 fois plus faible pour les batteries que pour les piles, principalement bien sûr au stade de leur fabrication.
Enfin, leur effet sur l’acidification de l’air et la pollution de l’eau est respectivement 9 et 12 fois plus faible pour les piles rechargeables que pour les piles classiques.
Le compte-rendu de cette étude est disponible sous le lien proposé en fin d’article.
Vous y remarquerez sans doute un tableau, particulièrement frappant, qui montre par exemple qu’en termes de réchauffement climatique une pile rechargeable équivaudrait à 16 km en voiture alors qu’une pile jetable correspond à 457 km !
Seul bémol à ce concert de louanges des piles rechargeables : de trop nombreux appareils autonomes, conçus initialement pour des piles jetables, ne peuvent encore aujourd’hui se satisfaire de la tension nominale de 1,2 V de leurs homologues rechargeables.
La balle n’est donc pas seulement dans le camp des consommateurs mais également dans celui des fabricants qui devraient prévoir, dès la conception de leurs produits, un fonctionnement correct possible avec ces 300 mV de déficit.